KickassTorrents : La bataille Australienne du blocage continue !

Chain with lock in front of the laptop and smartphoneMalgré la mise hors ligne de KickassTorrents cet été, la bataille des fournisseurs d’accès internet pour bloquer les clones et les copies continue !

Cette semaine à la Cour fédérale Australienne les groupes de l’industrie de la musique et les fournisseurs d’accès internet se disputaient sur l’implémentation du blocage, en mettant en avant un vieux classique :

Qui va payer pour protéger les droits d’auteur ?

En Avril, les membres de l’association de l’industrie d’enregistrement Australienne (ARIA) et la société collective Australasian APRA AMCOS se sont associé pour déposer la première demande de l’industrie musicale Australienne afin de bloquer les sites et les applications « pirates ».

Déposé à la Cour fédérale en vertu de l’article 115A de la Loi sur le droit d’auteur de 1968, les membres des labels Universal Music, Warner Music, Sony Music et J Albert & Son ont exigé que le site de torrent KickassTorrents (KAT) devait être bloqué par les fournisseurs d’accès Internet (FAI) du pays.

KickassTorrents (KAT) bloqué en Australie.

Expliquant que KickassTorrents agissait avec un «manque total de respect pour les créateurs de musique et de la valeur de la musique», les groupes de l’industrie ont demandé aux principaux FAI : comme Telstra, Optus, TPG et Foxtel d’empêcher leur abonnés d’accéder au site.

C’est donc au cours de l’été que le blocage a été effectivement mis en place par le ministère américain de la Justice, qui a saisi KickassTorrents et à arrêter son propriétaire.

Mais en dépit de la disparition du site, l’affaire Australienne continue. L’industrie de la musique se concentre à présent sur les nombreux clones, copies, et les wannabees qui utilisent le nom de KickassTorrents pour obtenir du trafic, en n’ayant rien à voir avec le site d’origine.

Cette semaine, les parties étaient de retour à la Cour fédérale. Les fournisseurs d’accès Internet ne se battent pas pour le blocage en soi, mais comme d’habitude sur la question de « qui paiera la facture pour les procédures judiciaires et qui assumera les coûts de mise en œuvre des blocages ».

Aucun des fournisseurs d’accès internet n’est contre le fait de mettre en place des systèmes de blocage. Cependant, ils veulent que les titulaires de droits d’auteurs payent pour la mise en œuvre initiale et la maintenance des blocages, qui selon ComputerWorld seront mis en place pour trois ans.

ISP Optus a estimé un coût de 12,500 $ Australien soit 9.533 USD pour mettre en place ces blocages. TPG a informé la cour que, après la configuration initiale, chaque nom de domaine coûtera 50 $ à bloquer.

Pour simplifier les demandes d’injonctions en cours faites par l’industrie du cinéma et de la télévision dans l’affaire du blocage contre The Pirate Bay et d’autres, l’industrie de la musique est à la recherche d’un système de blocage direct de la base DNS qui bloquerait également les clones, les miroirs, et les sites proxy.

Les maisons de disques et leurs alliés prévoient une demande à la cour contenant les détails de tous les sites qu’ils souhaitent que les FAI bloquent, donnant 10 jours aux Fournisseurs d’Accès Internet pour refuser la demande de blocage.

Le tribunal devrait alors décider si les parties devront comparaître devant une autre audience avant qu’un domaine ne soit ajouté à la liste de blocage.

Bien sûr, comme KickassTorrents n’existe plus, la poursuite pour son blocage est un peu inhabituelle, pour ne pas dire inutile.

Afin d’illustrer à quel point la saisi du site a fait évoluer des noms de domaine en partant des URLs initiales, une image a été postée par le CNET, elle montre les noms de domaines originaux que l’industrie voulait bloquer (en rouge), et comment cela a complètement changé après la disparition de KAT (en bleu).

kat-block

  • Kat.al est une courte version incomplète, un « snapshot »  de KAT avant qu’il ne soit déconnecté.
  • Kattor.zyx n’a rien à voir avec KAT, et il redirige vers un autre site.
  • Kickass.cd est un clone de The Pirate Bay.
  • Kickasstorrents.immunicity.date est un autre site « snapshot ».
  • Kickass.pe est complètement inactif.
  • Kickass.Ukbypass.download (voir Kickass.cd), c’est aussi un clone de The Pirate Bay.
  • Kickass.Unblocked.tv (voir Kickass.cd), c’est aussi un clone de The Pirate Bay.

L’affaire, qui n’a maintenant seulement qu’un léger lien avec KickassTorrents, continue aux côtés de l’affaire de blocage de l’industrie du cinéma contre The Pirate Bay.

Les deux parties se battent afin de reconnaitre qui va payer pour quoi et pour ce qui a déjà été pris en charge depuis les « takedowns », mises hors ligne.

The Pirate Bay, isoHunt, Torrentz, TorrentHound et Solarmovie sont en vedette dans cette action, mais seulement les deux premiers domaines sont vraiment impactés après que les trois derniers aient définitivement fermé au cours des derniers mois.

Seul le temps nous dira si le jeu en vaut la chandelle, mais tous les signes laissent penser qu’il s’agit d’une bataille complexe sans fin définitive.

L’utilité d’un VPN en Australie

Si vous êtes actuellement en Australie il est préférable pour vous de souscrire à un abonnement VPN au plus vite afin de surfer en toute liberté sur les sites torrents et de télécharger anonymement en contournant la loi sur le renseignement.

Protégez ainsi vos données personnelles et votre connexion internet.

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