Une Université interdit BitTorrent pour éviter les avis d’infraction.

Big server roomUne université canadienne a pris des mesures radicales afin de freiner la propagande de piratage.

L’Université de Calgary affirme qu’après avoir interdit l’utilisation de BitTorrent sur plusieurs réseaux, les avis d’infraction ont immédiatement diminué de 90%.

Les personnes désirant avoir accès au protocole de sécurité devront maintenant demander une exemption.

Suite à des modifications de la loi canadienne sur le droit d’auteur au début de l’année 2015, les Fournisseurs d’Accès Internet sont maintenant tenus de transmettre des avis d’atteinte au droit d’auteur à leurs clients.

Les propriétaires de droits d’auteur et les anti-pirates en profitent pleinement, des dizaines de milliers d’utilisateurs deviennent des cibles d’avertissements et d’amendes.

Avec ces occasions de générer des revenus supplémentaires, le volume des avertissements continue d’augmenter, causant des maux de tête aux utilisateurs et aux FAI. Le phénomène a également été ressenti à l’Université de Calgary, qui sert de fournisseur d’accès internet à des milliers d’étudiants.

Inévitablement, certains de ces étudiants ont utilisé leurs connexions pour télécharger de la musique et des films gratuitement, ce qui a conduit à l’université à recevoir un grand nombre de notifications.

Ainsi, dans un effort de réduire les cas de violations présumées, l’université a récemment pris la décision d’interdire l’utilisation de BitTorrent sur plusieurs réseaux WiFi.

S’adressant au journal étudiant The Gauntlet, la vice-présidente des finances et des services Linda Dalgetty a déclaré que l’effet a été ressenti immédiatement. Pendant les huit premiers jours de l’interdiction, l’université a reçu 90% d’avertissements en moins que d’habitude.

« Je pense que ce que nous constatons c’est que bloquer BitTorrent a vraiment fait la différence. Mais nous devons surveiller cela, parce que statistiquement, nous devons passer un cap plus long que huit jours. » Explique Linda Dalgetty.

Toujours selon Linda Dalgetty, la réduction du nombre d’avis d’infraction n’était pas la seule considération. Le volume de transfert et d’autres menaces figuraient également à l’ordre du jour.

« Plus nous avons de transfert sur le campus, plus il a des répercussions sur les performances du réseau et cela ralenti l’expérience utilisateur pour d’autres activités », a-t-elle dit.

« La troisième raison est la sécurité. Plus nous avons de téléchargements plus les chances sont élevées de télécharger par inadvertance quelque chose qui créerait des problèmes. « 

En dépit de l’interdiction, si les étudiants de l’université doivent utiliser BitTorrent dans le cadre de leurs activités académiques, ils peuvent demander une exemption. Toute utilisation doit être autorisée en vertu de la loi sur le droit d’auteur pour que la demande soit acceptée.

Pour aller de l’avant, l’université peut ne pas s’arrêter à bloquer seulement BitTorrent. Scott Strasser l’éditeur du journal The Gauntlet, a partagé des informations qui laisse penser que s’il ya des problèmes avec d’autres outils de partage de fichiers, ils pourraient aussi être bloqués.

L’interdiction BitTorrent de l’université est la dernière retombée du régime canadien d’avis d’infraction. Plus tôt ce mois-ci, Christine McMillan, de l’Ontario, a fait la plus récente victime de trolls de droits d’auteur. Ils ont accusé la joueuse de 86 ans de télécharger illégalement un jeu de zombies et ont averti qu’une amende de $ 5.000 pourrait suivre.

McMillan a refusé de payer l’amende.

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