La Hadopi mesure l’audience des sites

La Hadopi va bientôt lancer un marché public qui vise à acquérir des données de mesure pour les audiences.

Pour quelle cible ? Analyser les évolutions des utilisateurs de sites web qui proposent des biens ainsi que services culturels qui sont dématérialisés, peu importe de manière illicite ou licite.

Pour quelle cible ? Analyser les évolutions des utilisateurs de sites web qui proposent des biens ainsi que services culturels qui sont dématérialisés, peu importe de manière illicite ou licite.

Quelles sont les vraies habitudes de consommation des contenus culturels en ligne ? Cette question épineuse va apparemment être répondue par la Hadopi et aura normalement pleins d’éléments de réponses.

C’est un marché qui s’inscrit dans la durée car elle a été conclue pour une période de 6 mois. Et ce, renouvelable 3 fois par tranche de 12 mois, en l’occurrence sur une durée complète de 42 mois.

Le cout total estimé ? 175,000 euros HT, plus 25,000 euros pendant la première tranche, par la suite 50,000 euros pour les renouvellements différents.

5 ans plus tôt très précisément, le 1er abonné Internet a été condamné à cause de la nouvelle loi de la haute autorité. 5 ans après, au fur et à mesure que la Hadopi fait bilan sur bilan, les condamnations commencent à être prononcées graduellement par les tribunaux.

En septembre 2012, 3 ans après un vote de cette loi Hadopi, une personne d’une quarantaine d’années fut condamné à payer 150 euros comme contravention.

Cela a été demandé par la justice car il n’a pas sécurisé sa connexion Internet. Cet individu risquait de payer un somme de 1,500 euros, d’après les textes qui sont toujours en vigueur.

C’est bon à savoir que la logique qui émane des ripostes graduées consiste à sanctionner une sorte de défaillance. C’est un manquement persistant dirigée vers l’obligation d'empêcher les faits de téléchargements illégaux sur les réseaux P2P, et ce, malgré plusieurs avertissements faits par mail ainsi que courrier recommandé.

Normalement un abonné doit utiliser les bonnes méthodes de sécurisation afin de ne pas subir les colères de la Hadopi. De plus, quand une infraction est constatée, elle ne peut pas être prouvée.

Jusqu’à présent 9,6 millions de courriers et 138 condamnations

Quand le premier cas a vu le jour, la Hadopi a connu une grande notoriété. Avec son nouveau système d’information, la haute autorité compte maintenant 404 réponses pénales depuis le 30 juin 2017.

D’après des chiffres récents qui ont été recueillis, 138 condamnations ont été fait en gros, en d’autres mots, 266 mesures alternatives pour les poursuites, puis 104 classements qui sont sans suite.

Les chiffres récoltés restent faibles par rapport à cette grosse somme de 8,8 millions d’e-mails d’avertissement, sans oublier les 800,000, deuxième recommandations qui ont déjà été adressées, encore à cette date précise.

Toutefois mois après mois, la quantité de condamnations continuent à augmenter. Donc, février 2017 fut la date ou 340 suites judiciaires connues ont été dénombrées, incluant 99 condamnations, ensuite, 165 des mesures alternatives aux poursuites ainsi que 72 classements qui sont sans suite.